Le pragmatisme n’est pas sa propre conclusion : ouvrir les possibles ne revient pas à installer une nouvelle théorie dominante, et ce « faux manuel » n’a pas pour objet d’en limiter la portée. Il n’est qu’une réduction ludique qui tente de rendre visibles les mises en relations possibles de pensées et d’ouvrages. Je le conçois moins comme une lutte argumentative que comme une zone de soulagement théorique. Et il m’a été donné d’entendre des philosophes, notamment spinozistes, arriver à des conclusions similaires en prenant des chemins différents. J’aimerais toutefois rappeler les possibles qui s’ouvrent aujourd’hui, avec le pragmatisme, en partant, précisément, des risques et des limites des travaux qui y font appel.
« Pièges à penser » du pragmatisme
Dans « Penser avec et par le récit », Mathilde Vassor et Laura Verquere se sont proposées d’appliquer à leurs propres recherches la réflexion sur « les pièges à penser » (page 10) opérée par les pragmatiques au sujet des sciences ou de la philosophie. Elles nous mettent en garde, notamment, sur la reconduction – « la répétition du même sous une forme renouvelée » (page 11) – et sur la tentation du pittoresque, soit une fétichisation des détails.
Concernant la reconduction, Vassor et Verquere rappellent que si la déconstruction n’est plus suffisante, il ne s’agit pas non plus de remplacer un discours hégémonique par un autre. Le pragmatisme n’a pas de visée totalisante, il ouvre de nouvelles expérimentations. En ce sens, les pragmatiques nous engagent à quitter l’argumentation pour le dialogue et l’écoute, l’inclusion de la parole de toustes.
Dans un deuxième temps, Vassor et Verquere rappellent l’importance de ne pas tomber dans la « tentation du pittoresque » (page 14). Donner trop d’importance aux détails, en oubliant les contextes dans lesquels ils s’inscrivent, n’offrira pas une vision plus juste de ces détails. Ce que soulignent Debaise et Stengers lors d’une conférence-atelier qui s’est tenue en juillet 2023 à la Maison-Ateliers (Cornillon-en-Trièves, région Auvergne-Rhône-Alpes) dans le cadre d’une université d’été :
Il n’est pas question pour les pragmatiques de rejeter toute forme de réductionnisme. Le réductionnisme peut se révéler stratégique dans la réalisation d’un protocole scientifique. De fait, Stengers insiste avant tout sur l’importance de penser le milieu de la production des savoirs.
Penser les sciences par leur milieu
L’affirmation qui ouvre l’article de Stengers « Penser les sciences par leur milieu » (2003) réouvre son propos sur la « contrainte leibnizienne ».
« Comment non pas seulement rêver à une transformation mais fabriquer les mots pour la proposer, sans attirer les foudres de ceux qui, traumatisés, déçus, incompris, ne demandent que cela (…) ? »
Isabelle Stengers, « Penser les sciences par leur milieu », Rue Descartes, 2003, page 44
La transformation de la manière dont nous faisons les sciences, ou dont nous les pensons, risque de reproduire une alternative qui permettrait aux scientifiques, du moins ceux dont les discours sont visés, de faire des philosophes leurs ennemis. Les philosophes deviendraient alors les archétypes face auxquels les scientifiques se construisent.
« À suivre cet exemple, qui propose de faire l’économie de penser ‘‘avec’’ ceux qui sont dupes, il serait facile de ricaner des scientifiques qui se découvrent ‘‘instrumentalisés’’ comme tout le monde – qui se réveillent de leurs illusions et doivent se rendre compte que, comme tout le monde, ils sont asservis à la logique capitaliste. »
Isabelle Stengers, « Penser les sciences par leur milieu », Rue Descartes, 2003, page 44
Les scientifiques, s’il étaient pris de haut dans une approche philosophique qui tenterait de leur faire suivre une prescription morale, se verraient exclus de leur travail. La difficulté pour la philosophie est alors de comprendre – dans son sens étymologique de « prendre avec », d’inclure – les motivations qui obligent les scientifiques.
« D’une manière ou d’une autre, le praticien est engagé par ce qu’il fait, ce que l’on peut traduire par ‘‘sa pratique l’oblige’’, et il exige de son milieu, de la société dont dépend sa pratique, qu’elle respecte ces obligations. »
Isabelle Stengers, « Penser les sciences par leur milieu », Rue Descartes, 2003, page 45
Stengers en déduit que respecter l’engagement du praticien autant que le nôtre implique de penser « à partir de ceux qui ont à perdre » (page 47).
« Respecter la contrainte leibnizienne ne signifie pas respecter la manière dont les praticiens présentent leur pratique et ce à quoi elle prétend. (…) La contrainte leibnizienne s’adresse aux possibilités de devenir des praticiens, sachant qu’ils ne seront capables de devenir que si les exigences qui définissent leur appartenance sont reformulées, certes, mais non pas niées ou définies comme secondaires au nom d’un intérêt plus élevé. »
Isabelle Stengers, « Penser les sciences par leur milieu », Rue Descartes, 2003, page 45 et 47
Comme Stengers l’explique, certains modes d’attachement avec les Autres qu’humains seront amenés à disparaître, mais cette disparition n’a pas lieu d’être célébrée. Vouloir transformer les pratiques n’autorise pas à se féliciter de ce qui est perdu. Et il est à prévoir qu’une pratique résiste à cette perte. On ne soumet pas les pratiques à de nouveaux impératifs totalisants. On en complique les perspective en éveillant les « appétits » pour de nouvelles questions.
Travailler à partir du milieu (social) des scientifiques revient donc à travailler au milieu des sciences elles-mêmes, mais en y incluant des questions « non-scientifiques », qui viendront nourrir de nouvelles pratiques et de nouveaux énoncés à l’intérieur de la recherche.
« Penser les sciences par le milieu, c’est envisager leur devenir si d’autres exigences que celles issues du paysage raréfié, structuré par les pouvoirs étatico-industriels, venaient non pas les soumettre mais compliquer leurs stratégies, demander de nouveaux types de compte sur un mode qui nécessite que les praticiens apprennent à se présenter autrement. En l’occurence, que ces praticiens, ayant affaire à de nouveaux interlocuteurs, se trouvent incités-contraints, pour être entendus, à cultiver un certain appétit pour la différence entre les lieux confinés de leurs recherches, et les mondes où celles-ci auront des conséquences ‘‘non-scientifiques’’. »
Isabelle Stengers, « Penser les sciences par leur milieu », Rue Descartes, 2003, page 50
Stengers ne fait pas abstraction des voix dissidentes, notamment scientifiques, au nom de problématiques ou de valeurs plus importantes. Elle nous invite au contraire à inciter ou à forcer les praticiens à prendre en compte les effets de leurs recherches en-dehors de leur milieu pour, précisément, faire entendre leurs voix. Une démarche développée actuellement par les sciences participatives, des formes de production de connaissances auxquels des personnes non-scientifiques participent de façon active et délibérée (François Houllier, Jean-Baptiste Merilhou-Goudard, Sciences Participatives en France, 2016). D’un point de vue éthique, il s’agit également de retravailler les « plis » dans lesquels nous sommes pris.
Sortir du pli pour préserver les futurs fragiles
Suivant l’article du philosophe Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli » (2016), celle-ci désigne une appréhension des objets du monde qui tienne compte de leurs devenirs créatifs comme de leur vulnérabilité.
1 — Le corps comme objet relationnel plutôt que comme objet discret
L’éthique du pli défendue par Bryant se fonde sur une définition du corps élargie à l’ensemble des objets du monde, y compris inorganiques. Bryant ne nie pas la distinction entre les corps organiques et inorganiques, mais il souhaite souligne leur fondement relationnel commun (à ce sujet, voir partie 4).
« Tous les corps que nous avons rencontrés sont des composites parce qu’ils sont constitués d’autres corps. Ainsi par exemple, une personne n’est pas seulement un corps, mais elle a aussi en son sein d’innombrables autres corps tels que les cellules et les organes qui le composent, aussi bien que les micro-organismes variés que la personne abrite en elle et qui, dans bien des cas, sont nécessaires au fonctionnement corporel. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, page 96
Une définition des corps comme regroupements de corps implique qu’ils s’assimilent tous au monde. Ces corps composites ne sont pas discrets mais en relation, et ces relations les unissent à d’autres corps comme à des espaces-temps, autrement dit à des mondes pluriels. Une continuité s’opère donc, non seulement entre les corps, mais aussi avec les mondes qui s’y rattachent.
Potentiellement ouvert sur un monde, le corps pensé comme discret relève pour Bryant d’une fiction. Il s’agit alors de concevoir notre perception des corps comme celle des plis d’une feuille de papier ; ce pliage ne doit pas être imaginé comme celui d’une page rabattue sur elle-même, explique Bryant, mais plutôt comme le pli d’une sculpture en origami. Une fois dépliée, la sculpture s’ouvre sur une surface bosselée et profonde. Face à la conception d’un « être de raison » abstrait, Bryant défend l’image d’un corps semblable à un point ouvert sur l’abysse caverneux et texturé des devenirs du monde.
« On ne devrait pas dire que l’être est composé de corps, mais de plis. L’unité minimale de l’être n’est pas le point, mais la dyade ou le pli. Même un point est un pli ou un plissement (a pleat or fold) dans le continuum d’un monde. Ainsi quand Euclide, dans les Éléments, affirme dans sa première définition qu’ ‘‘un point est ce qui n’a pas de parties’’, nous ne pouvons pas être d’accord. Un tel être est un pur être de raison – ce qui veut dire qu’il n’est pas un être du tout –, car un point est toujours le plissement d’un monde, comme la pointe du bec d’un oiseau en origami. Il n’existe rien de tel qu’un simple point, car chaque point intériorise le champ dans lequel il habite et duquel il émerge. À cet égard, deux points ne sont qu’apparemment identiques, car chacun est la condensation de sa géographie unique. Seul le myope incapable de discerner l’arrière-plan voit les points comme dénués de parties. Les points sont les bords mobiles des vagues. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, page 91
Aux dualismes d’une philosophie « orientée-objet », qui cherche à isoler les corps les uns des autres, Bryant oppose le « dyadisme » du pli, où se collent les surfaces d’un monde.
« Les dualismes de toutes sortes présupposent toujours un fossé ou un gouffre d’une distance insurmontable entre les deux entités, qui ne peut être ponté et surmonté que par la magie occasionnaliste. Les deux, que l’on parle de la relation entre deux substances comme l’esprit et le corps ou de deux objets, forment alors un Deux absolu, et nous cherchons éperdument à comprendre comment ils pourraient entrer en contact. (…) Un dyadisme, en revanche, est un deux-en-un, car le continuum est plié le long d’un bord, de telle sorte que ce qui [est] plié soit en continuité avec la topologie de la surface. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, page 92
2 — Des récits pour soigner nos futurs fragiles
L’éthique du pli est ouverte et dynamique, « c’est un processus en cours, une activité », écrit Bryant (page 92). Elle se fonde sur l’assemblage de futurs.
« Il y a toujours deux futurs : il y a le futur qui se rapproche et qui advient spontanément aux corps comme une évidence, et ensuite, il y a le futur fragile que les corps soutiennent dans leur projet de devenir. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, page 94
Le futur spontané s’oppose donc au futur fragile. Ce dernier relève d’un projet, de la créativité et des risques que prennent les corps. Or, pour Bryant, les devenirs vulnérables portés par la créativité et l’intentionnalité des êtres font du langage un outil possible pour leur réalisation.
« Les corps qui composent le langage sont à peine des corps ; ils ressemblent à des fantômes ou, mieux encore, à de la matière noire et à de l’énergie à peine discernables, mais qui exercent néanmoins de profonds effets. Le langage introduit la possibilité dans ce qui est, évidant son être de sa densité, fonctionnant ainsi comme un appât pour le devenir de l’étant qui ploie son temps selon le futur fragile que le monde institue. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, pages 94-95
Le langage fonctionne moins grâce à son corps que grâce à ses effets. Cependant, il est un soutien aux projets des futurs fragiles. En offrant du sens, des orientations à nos imaginaires, le langage les dirige vers des projets envisageables. Bryant développe sa théorie sur le langage à partir de l’exemple du roman d’amour :
« Le roman d’amour ne représente pas simplement l’amour. Il ne présente pas seulement un univers possible alternatif. Il n’introduit pas seulement un monde imaginaire. Non, l’histoire d’amour introduit un univers alternatif auquel les corps peuvent aspirer. ‘‘Nous devrions aimer de cette manière !’’ Et en se déclarant mutuellement leur amour, les amants entraînent aussi un corps-fantôme à exister, qui soutient leur co-devenir, leur manière de plier leurs esprits-corps l’un dans l’autre dans la production d’un futur fragile. Ce futur fragile ne trouve son être continué que dans la fidélité des amants à la parole qu’ils ont énoncée. La différence entre le futur fragile et le futur spontané est que le premier institue un devenir, un postulat à propos de ce que les corps seront. Jusqu’au bout, notre corps sera toujours encore à venir, dans la mesure où nous nous acharnons à donner naissance à ce futur fragile – ce futur fragile que nous devrions être. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, pages 95
Si le langage influence les possibles, il importe d’en avoir un usage responsable pour s’assurer qu’il les ouvre. En tant qu’outil pour la réalisation des devenirs, il est aussi un outil destiné au bien-être et au respect de nos aspirations : « ce que nous devrions être » implique un « ce que nous pourrions être », en même temps qu’une exigence morale. L’éthique du pli est une éthique thérapeutique.
3 — Une thérapie par le récit
« Une éthique du pli est une forme de médecine qui à la fois imagine une grande vitalité et diagnostique toutes les maladies qui peuvent nous arriver tandis que nous nous plions nous-mêmes. Une éthique du pli s’efforce de cultiver un œil clinique, qui soit capable de distinguer tous les plis pathologiques, et de proposer des pratiques qui nous guériraient de ces plis mortels. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, pages 95
En ce sens, inventer de nouveaux récits c’est aussi travailler à produire et représenter une forme de thérapie, pour soi comme pour les autres, humais ou non. Fondamentalement matérialiste, l’éthique du pli est la promesse d’une terre-happy.
Sortir du pli implique alors de prendre conscience de la myopie qui nous empêche de percevoir les devenirs et les mondes que les corps ont bâtis à l’intérieur de relations. Mais c’est aussi construire – ou plutôt dé-plier – les possibles de mondes pluriels, contenus dans le champ qu’invaginent leurs histoires.
« À propos des corps matériels qui se ploient selon les futurs fragiles institués par le langage, nous devons par-dessus tout nous souvenir qu’ils sont eux-mêmes des dyades matérielles. Chaque corps matériel est un-en-deux, il replie en lui-même le monde matériel plus vaste. Je suis une personne, mais en tant que personne je suis une dyade. Je ne replie pas en moi le langage ou la culture seuls. Je ne replie pas en moi seulement d’autres gens. Je replie dans mon être des microbes innombrables qui sont tous nécessaires au fonctionnement de mon système nerveux. Je suis une colonie. Je suis légion. Je replie en moi l’oxygène, les plantes et la lumière du soleil. Je vis de cette terre et sur cette terre. Il n’appartient pas seulement aux strates géologiques de plisser la terre à travers les torsions des plaques tectoniques. Tous les êtres le font. L’autre est replié en eux. »
Lévi R. Bryant, « Pour une éthique du pli », Multitudes, pages 96
Rappelons-le avec le philosophe Paul B. Preciado, on ne saurait dire le monde lorsque l’on tente de mieux sentir des mondes possibles et déjà là.

« Il ne s’agit pas de choisir entre la vérité empirique et la fiction mensongère, mais de choisir le monde dans lequel quelque chose devient vérité et quelque chose devient faux. En d’autres termes, la construction de la ‘‘différence raciale’’, de la ‘‘différence sexuelle’’ ou de la ‘‘supériorité de l’espèce humaine’’ comme notions scientifiques et donc ‘‘vraies’’ à partir du XVIIIe siècle a servi à créer le monde du capitalisme colonial, à légitimer l’exploitation écologique et l’ordre sexuel et social hétéropatriarcal au cours des XIXe et XXe siècles. Non seulement elles étaient ‘‘vraies’’ dans ce monde, mais le monde qui a été construit par ces notions none pouvait fonctionner que si ces notions étaient vraies. Le passage à un autre régime de vérité, l’ébranlement de ces ordres d’énonciation et de vérification empirique, n’est plus seulement une possibilité : il est en train d’avoir lieu. »
Paul B. Preciado, Dysphoria Mundi, 2022 (éd. Points de 2024), pages 280-281
Sources
BRYANT, Levi R, « Pour une éthique du pli », Multitudes, n° 65, traduit de l’anglais par Frédéric Bisson, 2016, p. 90-96. URL : https://www.cairn.info/revue-multitudes-2016-4-page-90.htm.
HOULLIER, François & MERILHOU-GOUDARD, Jean-Baptiste, Sciences Participatives en France, États des lieux, bonnes pratiques et recommandations [en ligne], 2016. URL : https://hal.inrae.fr/hal-02801940v1/document.
STENGERS, Isabelle, « Penser les sciences par leur milieu », Rue Descartes [en ligne], n° 41, 2003, p. 41-51. URL : https://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2003-3-page-41.htm.
PRECIADO, Paul B., Dysphoria Mundi, Le son du monde qui s’écroule, Paris, Points, 2024 (2022).
VASSOR, Mathilde & VERQUERE, Laura, « Penser avec et par le récit, Mise en dialogue des écrits d’Anna Tsing, Donna Haraway et Vinciane Despret », Communication [en ligne], 39/1, 2022. URL : https://journals.openedition.org/communication//15659.
Crédits
DE CHENAY, Camille, « Isabelle Stengers et Didier Debaise – Session d’été 2023 de l’Université des terrestres », enregistrement de la conférence-atelier « Résister à l’amincissement du monde » lors de l’Université des terrestres (université d’été), organisée par S-composition et La Maison-Ateliers, Cornillon-en-Trièves, le 8 juillet 2023, diffusion sur YouTube le 15 avril 2024. URL : https://youtu.be/FeunQ8GtgTo.
TAKEUCHI, Taijin et al., « super origami crane stop motion », diffusion sur YouTube le 15 avril 2016. URL : https://youtu.be/1ifPx3_0nZM.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
David Rioton (19 juillet 2024). Petit manuel de pragmatisme spéculatif (ouverture). Sexe, plantes, récits. Consulté le 9 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/137cy
